Sophie Favre*, 52 ans, est malvoyante et doit consulter d’urgence un orthopédiste. Le médecin qui lui a été recommandé ne permet la prise de rendez-vous qu’en ligne. Elle ouvre le site web, mais son lecteurd’écran ne lit que « Bouton » – à quoi sert-il ? Frustrée, elle appelle le cabinet et entend : « Veuillez prendre rendez-vous en ligne. » Une fois de plus, elle dépend de l’aide d’autrui.
À ce jour, il manque une collecte de données systématique, comparable et durable : personne ne sait quels cantons sont en avance, lesquels sont en retard, ni si la situation s’améliore d’une année à l’autre.
L’histoire de Sophie n’est pas un cas isolé. Elle se répète chaque jour sur les portails cantonaux, auprès des CFF, dans les boutiques en ligne. Depuis 2004, la fondation « Accès pour tous » évalue régulièrementl’état de l’accessibilité numérique, mais toujours sous forme d’échantillons ponctuels réalisés à intervalles irréguliers. À ce jour, il manque une collecte de données systématique, comparable et durable :personne ne sait quels cantons sont en avance, lesquels sont en retard, ni si la situation s’améliore d’une année à l’autre.
C’est précisément ce que DIMoS va changer.